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dimanche 10 décembre 2023

Kannauj - jour 1

 Escapade entre amies, première étape : Kannauj. 

Cette ville est présentée comme la capitale indienne des parfums ou comme la Grasse indienne car on y trouve de nombreux champs de roses ou de jasmin et des huiles essentielles et des attars y sont fabriqués depuis près de 400 ans. 

Beaucoup sont destinés aux pays du Moyen Orient, qui sont de gros consommateurs de parfums mais les grands parfumeurs français y sourcent aussi leurs huiles et attars. 

Si vous voulez en savoir plus sur Kannauj je vous recommande la lecture de l'article du National Geographic, qui est très complet : https://www.nationalgeographic.com/travel/article/how-did-kannauj-become-a-perfume-capital

Après 5h30 de route depuis Delhi (autoroute très bien, peu fréquentée) nous retrouvons notre guide Shailendra Mehrotra (francophone, contact : +91 94140 76344). Il nous invite chez lui pour le déjeuner (Kannauj n'est pas touristique et il y a peu de restaurants et d'hôtels) et nous faisons la connaissance de sa femme et de ses 2 garçons.

Il nous fait visiter sa petite boutique (dans le sous sol de sa maison) où il stocke toutes les huiles essentielles et attars de sa société Vaibhav Perfumery  

https://www.vaibhavperfumery.com/

Achat de jasmin corail, citronnelle + verveine, ravintsara, terracota ... (entre 200 et 300 rs par flacon)

puis visite d'un atelier de distillation à l'ancienne 







Le maître artisan attar met les pétales dans un alambic à bulbe en cuivre et le recouvre d'eau fraîche. Avant de fixer le couvercle il emballe les bords avec une purée d'argile et de coton, qui durcit et crée un formidable sceau. Lorsque la concoction fleurie commence à mijoter, la vapeur s'échappe de l'alambic, via un roseau de bambou, dans un pot en cuivre contenant de l'huile de bois de santal, qui s'imprègne facilement de la vapeur saturée de rose.

puis un autre, un peu plus moderne où est produit le mitti attar, qui évoque l'odeur de la terre après une pluie grâce à l'argile alluviale cuite dans la distillation. 




Le propriétaire nous fera cadeau d'eau de rose mais aussi d'un flacon de Shamama, un mélange distillé d'au moins 40 fleurs, herbes et résines qui prend des jours à fabriquer et des mois à vieillir. Le parfum parvient à harmoniser le sucré, les épices, la fumée et l’humidité et vous emmène dans un royaume d’un autre monde.

puis un autre distillerie à l'ancienne


Ci-dessous la préparation du joint en argile qui va fermer hermétiquement la cuve

Il faut environ cinq à six heures pour que les roses deviennent attar. Tout au long de ce processus, il faut rester sur ses gardes, entre l'alambic et la marmite, testant la température de l'eau avec ses mains et écoutant le sifflement de la vapeur pour savoir s'il faut alimenter davantage de bois dans le feu.
Le processus est répété le lendemain, avec un nouveau lot de pétales de rose, pour obtenir la puissance souhaitée. Une fois cela fait, l'attar de rose est vieilli plusieurs mois dans une bouteille en peau de chameau, qui évacue l'humidité. L’attar de rose fini s’apparente à de l’or liquide.

Petit tour dans la campagne environnante 

puis une visite au temple

Le diner chez Shailendra puis retour à l'hôtel Maa (A éviter !! c'était juste 1100 rs la nuit mais des draps sales, beaucoup de bruit, pas de ventilation dans les chambres donc des odeurs de moisissures ...). A priori le Vijay Vilas est un peu mieux mais il était complet à cause de la saison des mariages. 

A suivre ! 

mercredi 26 avril 2023

Ladakh - jour 4/8

 Petit déjeuner avec la famille qui nous accueille, ce sera des khambir, des petits pains plats traditionnels qu'on ouvre et dans lequel on dépose une noix de beurre frais accompagnés d'un thé au beurre salé pour ceux qui veulent. Ci-dessous la vue de notre chambre chez l'habitant.

Puis on prend la route car 6h de marche nous attendent aujourd'hui 




2h de montée pour arriver au col de Tsermang Chan La à 3780 m puis un peu de descente vers un village où on refait le plein d'eau. 












Dans la région on trouve aussi des panthères de neige, comme l'atteste le panneau ci-dessous


Puis à nouveau grimpette de 2h pour atteindre le col Maptak La à 3820 m. 



On recroise des sortes de chamois, cette fois un plus gros troupeau qu'hier


Pique-nique en cours de route avec une vue à couper le souffle !









Nous installons notre guirlande de drapeaux de prières qui a été béni par un moine lors de la visite au monastère de Spituk et nous pouvons crier "Kiki Soso Lhargyalo", la prière que les tibétains (et les ladakhis) recitent en arrivant à un col

puis 1 heure de descente 

Avant de retrouver la voiture et 4 km plus loin s'installer au Namra Hotel dans le village de Tingmosgang






Ils ont un grand jardin où ils installent des chambres-tentes en été et avec plein d'arbres fruitiers en fleurs




puis nous reprenons la voiture pour 10 min pour  aller découvrir la forteresse et monastère de Tingmosgang bâti au sommet d'un éperon rocheux

Une salle contient de nombreuses statues notamment une petite au centre de la photo ci-dessous, qui est très vénérée par les bouddhistes



Ci-dessous les livres sacrés qui sont sortis lors des grandes fêtes bouddhistes et promenés dans le village 






Retour à l'hôtel et diner avec la famille des propriétaires car officiellement l'hôtel n'ouvre que le 1er mai donc la salle de restaurant n'est pas encore ouverte. Nous nous régalons avec un délicieux diner indien-ladhaki avec un match de cricket en fond et à côté de nous la grand-mère en tenue traditionnelle qui égraine son mala (chapelet tibétain à 108 perles) et fait tourner son moulin à prières.  


A suivre ...